Vous venez d’hériter. Entre l’émotion, les démarches administratives et les sollicitations, il est normal de vous sentir dépassé. Ce guide est là pour vous aider à avancer, pas à pas, sans précipitation. Basé sur l’expérience de Strateo Capital auprès de nombreux héritiers, jeunes et moins jeunes, et de tous horizons.
Vous n’êtes pas censé savoir quoi faire
Voilà une phrase que vous n’entendrez probablement nulle part ailleurs, et pourtant elle est essentielle : vous n’êtes pas censé savoir quoi faire quand vous héritez d’un patrimoine.
Vous n’avez pas été formé pour ça. Vous n’avez probablement jamais eu cette conversation avec vos parents. Vous exercez peut-être une profession brillante, vous gérez peut-être des projets complexes au quotidien, et pourtant, face à une succession, vous vous sentez perdu. C’est normal. C’est même logique.
Hériter, ce n’est pas seulement recevoir des biens. C’est recevoir une situation que vous n’avez pas construite, avec des choix patrimoniaux que vous ne comprenez pas toujours, dans un contexte juridique et fiscal que vous découvrez. Et tout cela arrive souvent au moment le plus difficile émotionnellement, juste après la perte d’un proche.
Ce guide existe pour vous dire une chose simple : vous avez le temps. Vous n’êtes pas obligé de tout décider immédiatement. Vous n’êtes pas obligé de répondre aux sollicitations qui vont pleuvoir. Et surtout, vous n’êtes pas seul face à ces questions.
Pourquoi 90 jours, et pas plus, pas moins ?
Le temps nécessaire pour y voir clair
Trois mois, c’est le délai qui permet de passer de la sidération à la compréhension. Pas pour tout régler, loin de là. Mais pour poser les bases d’une gestion sereine.
Le premier mois, vous prenez connaissance de la situation. Vous identifiez ce dont vous avez hérité, vous comprenez les grandes lignes, vous évitez les décisions précipitées.
Le deuxième mois, vous identifiez les décisions qui ont réellement une échéance, car oui, certaines décisions doivent être prises dans un délai contraint. Mais elles sont beaucoup moins nombreuses qu’on ne le croit.
Le troisième mois, vous commencez à structurer. Vous posez les premières bases de votre stratégie patrimoniale. Vous envisagez les grandes orientations, sans nécessairement tout arbitrer immédiatement.
Ce rythme n’est pas arbitraire. Il correspond à la temporalité humaine nécessaire pour absorber une information complexe, prendre du recul, et commencer à se projeter. Vouloir aller plus vite, c’est prendre le risque de décisions que vous regretterez. Aller plus lentement sans aucune action risque de vous faire manquer certaines opportunités fiscales ou juridiques.
Mois 1 : Inventorier sans décider
Comprendre ce que vous avez vraiment hérité
La première étape, et elle est fondamentale, consiste simplement à faire l’inventaire. Pas pour agir. Juste pour comprendre.
Concrètement, listez :
Les biens immobiliers. Résidence principale du défunt, résidences secondaires, biens locatifs, parts de SCI. Pour chaque bien : à quelle adresse, quelle valeur estimée (celle de l’acte de succession), y a-t-il des locataires, y a-t-il un crédit en cours, quels sont les frais de copropriété ou d’entretien.
Les comptes bancaires et placements financiers. Comptes courants, livrets, PEL, assurances-vie (attention : l’assurance-vie ne fait pas partie de la succession si un bénéficiaire est désigné), PEA, comptes-titres, SCPI. Pour chacun : dans quelle banque, quel montant, quelle fiscalité.
Les objets de valeur, véhicules, mobilier. Ce poste est souvent sous-estimé. Une collection, des bijoux, un véhicule de collection, tout cela a une valeur et entre dans la succession.
Les dettes éventuelles. Crédits immobiliers en cours, dettes fiscales, factures impayées. Oui, on hérite aussi des dettes, mais rassurez-vous, vous ne pouvez jamais hériter de plus de dettes que d’actifs si vous acceptez la succession « à concurrence de l’actif net » (nous y reviendrons).
À ce stade, vous ne décidez rien. Vous ne vendez rien. Vous ne transférez rien. Vous comprenez. Et cette compréhension prend du temps. Parfois plusieurs semaines. C’est normal.
Les premiers interlocuteurs : notaire et famille
Votre interlocuteur principal dans cette phase est le notaire en charge de la succession. Son rôle est de liquider juridiquement la succession, c’est-à-dire d’identifier précisément tous les biens et toutes les dettes, de calculer les droits de succession à payer, et de répartir l’héritage entre les héritiers.
Le notaire n’est pas votre conseiller patrimonial. Il ne vous dit pas ce que vous devriez faire de cet héritage. Il ne vous recommande pas de placements. Son rôle s’arrête à la liquidation juridique de la succession. C’est important de comprendre cette limite, non pas pour critiquer le notaire, mais pour savoir que vous aurez besoin d’autres interlocuteurs pour la suite.
Si vous héritez avec d’autres personnes, frères et sœurs, cousins, ce premier mois est aussi celui du dialogue familial. Avant toute décision, il est essentiel de savoir si tout le monde est d’accord sur les grandes orientations. Vouloir garder la maison familiale alors que les autres cohéritiers veulent vendre créera des tensions inutiles. Mieux vaut en parler tôt.
Ce qu’il ne faut surtout PAS faire le premier mois
Ne signez rien avec votre banque. Vous allez recevoir des appels, des courriers, des propositions de rendez-vous de la part de banques, la vôtre, celle du défunt, parfois d’autres. Elles vont vous proposer des « solutions », des « placements adaptés », des « optimisations ». Ne signez rien. Pas encore. Vous avez le temps.
Ne vendez rien dans la précipitation. Sauf nécessité absolue (un bien qui se dégrade rapidement, une dette urgente à rembourser), ne vendez aucun bien immobilier ou financier dans le premier mois. Vous ne savez pas encore ce que vous voulez faire. Vous n’avez pas eu le temps de comprendre la valeur réelle des actifs. Attendre deux mois ne change rien, vendre trop vite peut vous coûter cher.
N’acceptez pas la succession sans réfléchir si vous avez le moindre doute sur les dettes. Par défaut, accepter une succession signifie accepter les dettes associées. Si vous soupçonnez que le défunt avait des dettes importantes (crédits, dettes fiscales, cautions), parlez-en à votre notaire. Il existe des mécanismes de protection (acceptation à concurrence de l’actif net, voire renonciation) qui vous protègent.
Mois 2 : Identifier les décisions qui ont une échéance
Ce qui est urgent, et ce qui ne l’est pas
Toutes les décisions patrimoniales n’ont pas la même temporalité. Certaines doivent être prises rapidement. La plupart peuvent attendre.
Les vraies urgences (à traiter dans les 6 premiers mois) :
Les droits de succession. Ils doivent être payés dans les six mois suivant le décès (un an si le décès a lieu à l’étranger). C’est la seule véritable échéance contraignante. Si vous n’avez pas la liquidité nécessaire pour payer ces droits, il faudra vendre un actif ou contracter un crédit. Votre notaire calcule ces droits, demandez-lui une estimation au plus tôt.
Sortir de l’indivision si elle est conflictuelle. Quand plusieurs héritiers possèdent un bien ensemble (une maison, un appartement), vous êtes en « indivision ». C’est un statut temporaire, par défaut. Si tout le monde s’entend, ce n’est pas un problème. Si un conflit émerge, il faut agir rapidement pour éviter le blocage. Nous y reviendrons.
Résilier ou adapter les contrats du défunt. Assurances habitation, abonnements divers, contrats de location si le défunt était locataire, ces démarches doivent être faites dans les premiers mois pour éviter des frais inutiles.
Ce qui peut attendre (et devrait attendre) :
Décider de garder ou vendre un bien immobilier. Vous avez des années pour prendre cette décision. Ne vous précipitez pas. Prenez le temps de comprendre le marché local, la fiscalité applicable, vos besoins réels.
Arbitrer les placements financiers hérités. Une assurance-vie en déshérence depuis dix ans, un PEA vieillissant, un compte-titres avec des actions que vous ne comprenez pas, rien ne presse. Tant que ces placements ne génèrent pas de frais excessifs ou de risque majeur, vous pouvez prendre six mois, un an, pour décider quoi en faire.
Optimiser fiscalement votre situation. L’optimisation viendra plus tard, une fois que vous aurez une vision claire de votre patrimoine global (le vôtre + celui hérité). Vouloir optimiser trop tôt, c’est prendre le risque de s’enfermer dans des choix inadaptés.
L’indivision : comprendre pour décider
L’indivision est le statut par défaut quand plusieurs personnes héritent d’un même bien. Vous êtes propriétaire « ensemble », sans que les parts soient physiquement séparées. C’est notamment le cas pour une maison familiale héritée par plusieurs enfants.
L’indivision a des avantages : elle est simple, elle ne coûte rien à mettre en place, elle laisse du temps. Mais elle a aussi des inconvénients majeurs : toute décision importante (vendre, faire des travaux, louer) nécessite l’accord de tous les indivisaires. Si un seul bloque, tout est bloqué.
Sortir de l’indivision peut se faire de plusieurs manières :
Le partage pur et simple. Si le bien est divisible (un grand terrain, un immeuble avec plusieurs appartements), on peut partager physiquement et chacun devient propriétaire exclusif d’une partie.
La vente avec partage du produit. Tout le monde se met d’accord pour vendre, et on partage l’argent selon les parts de chacun. C’est la solution la plus fréquente quand personne ne veut ou ne peut garder le bien.
Le rachat des parts des autres. Si vous souhaitez garder le bien et que les autres veulent partir, vous pouvez racheter leurs parts. Cela nécessite d’avoir la capacité financière, ou de contracter un crédit.
La transformation en SCI. On crée une SCI (Société Civile Immobilière) familiale, on y apporte le bien, et chaque héritier devient associé. Cela permet une gestion plus souple, une transmission facilitée, et une sortie progressive. Mais cela a un coût (création, comptabilité annuelle) et une complexité accrue.
Il n’y a pas de « bonne » réponse universelle. Tout dépend de votre situation familiale, de vos finances, de votre rapport au bien hérité. L’essentiel est de prendre cette décision en dialogue avec les autres héritiers, et de ne rien imposer unilatéralement.
Mois 3 : Structurer et envisager l’avenir
Avez-vous besoin d’un accompagnement patrimonial ?
À ce stade, vous commencez à avoir une vision claire de la situation. Vous savez ce que vous avez hérité. Vous avez identifié les décisions urgentes. Vous avez peut-être déjà payé les droits de succession ou trouvé comment les financer.
La question qui se pose naturellement est : ai-je besoin d’un conseiller en gestion de patrimoine ?
La réponse dépend de trois facteurs :
Le montant hérité.
- En dessous de 200 000 €, un accompagnement patrimonial complet est rarement nécessaire, sauf situation très complexe.
- Entre 200 000 € et 500 000 €, cela devient pertinent si vous avez des questions précises (fiscalité, arbitrage entre placements, structuration).
- Au-delà de 500 000 €, un bilan patrimonial avec un gestionnaire de patrimoine indépendant devient souvent indispensable.
La complexité de la situation. Si vous avez hérité d’une SCI avec cinq biens immobiliers, d’un portefeuille boursier de 150 lignes, et de trois assurances-vie dans des banques différentes, même avec un montant modeste, vous avez besoin d’aide pour y voir clair. À l’inverse, si vous avez hérité d’un appartement et de 100 000 € sur un livret, vous pouvez probablement gérer seul.
Votre niveau d’aisance avec ces sujets. Certaines personnes sont à l’aise avec la finance, la fiscalité, l’immobilier. D’autres ne le sont pas du tout, et c’est normal. Si le simple fait de penser à tout cela vous angoisse, vous fait perdre du sommeil, ou vous paralyse, alors déléguer à un professionnel compétent est un investissement qui en vaut la peine.
Les placements hérités : garder ou arbitrer ?
Vous avez probablement hérité de placements que vous ne connaissez pas. Des fonds en euros dans des assurances-vie ouvertes il y a vingt ans. Des actions détenues depuis des décennies. Des parts de SCPI. La question qui revient systématiquement : dois-je garder ces placements ou les arbitrer ?
Il n’y a pas de réponse automatique. Voici les bonnes questions à vous poser :
Ces placements sont-ils encore performants ? Une assurance-vie avec un fonds en euros qui rapporte 1,5 % et des frais de gestion de 1 % par an ne vous rapporte presque rien. À l’inverse, un PEA bien géré avec des ETF diversifiés peut tout à fait être conservé.
Ces placements sont-ils adaptés à votre profil de risque ? Vos parents étaient peut-être à l’aise avec un portefeuille 100 % actions. Vous, peut-être pas. Ou l’inverse : vous avez trente-cinq ans et un horizon de vingt ans, garder 100 % en fonds euros est probablement trop prudent.
Quels sont les frais réels ? Beaucoup de placements hérités sont dans des contrats anciens avec des frais élevés. Si votre assurance-vie prélève 3 % de frais sur versement + 1,5 % de frais de gestion annuels, elle vous coûte beaucoup d’argent chaque année. Il existe aujourd’hui des contrats modernes avec 0 % de frais d’entrée et 0,5 % de frais de gestion. L’arbitrage peut être très rentable.
Y a-t-il une fiscalité avantageuse à préserver ? Certaines assurances-vie très anciennes bénéficient d’une fiscalité favorable (les contrats ouverts avant 1983 ou 1990). Dans ce cas, même si les frais sont élevés, il peut être intéressant de conserver le support pour garder cet avantage fiscal. C’est technique, demandez conseil.
En règle générale : ne vendez pas tout par principe, mais n’hésitez pas à arbitrer les placements qui ne correspondent plus à votre situation. Un gestionnaire de patrimoine indépendant peut vous aider à faire ce tri de manière objective.
SCI familiale : faut-il la garder, la transformer, ou la liquider ?
Si vous avez hérité de parts d’une SCI familiale, vous vous posez probablement cette question. La SCI est un véhicule souvent utilisé pour détenir et gérer un patrimoine immobilier en famille. Elle a des avantages (souplesse de gestion, facilité de transmission), mais aussi des contraintes (comptabilité annuelle, déclarations fiscales, décisions collégiales).
Garder la SCI fait sens si :
- Les autres associés (vos frères, sœurs, cousins) sont d’accord pour continuer
- Le ou les biens immobiliers détenus par la SCI génèrent des revenus locatifs satisfaisants
- Vous souhaitez à terme transmettre ces parts à vos enfants (la SCI facilite cette transmission)
- La gestion de la SCI est claire, avec un gérant compétent et une comptabilité en ordre
Liquider la SCI (c’est-à-dire vendre les biens et dissoudre la société) peut être préférable si:
- Les associés ne s’entendent pas sur la gestion
- Les biens ne rapportent rien ou génèrent des charges importantes
- Vous avez besoin de liquidités rapidement
- La SCI n’a plus d’utilité réelle (un seul bien locatif avec faible rendement)
Transformer la SCI est aussi une option : changer de gérant, modifier les statuts, racheter les parts d’un associé qui veut sortir, apporter de nouveaux biens. Tout cela est possible, mais demande de la concertation familiale et un accompagnement juridique.
Là encore, il n’y a pas de solution unique. Tout dépend de votre situation familiale et patrimoniale. L’essentiel est de ne rien décider seul si vous êtes plusieurs associés. La SCI est un outil de gestion collective, les décisions doivent l’être aussi.
Les erreurs classiques à éviter lorsque d’un héritage
Erreur n°1 : Répondre à toutes les sollicitations bancaires
Dès que votre banque (ou celle du défunt) apprend que vous avez hérité, vous allez recevoir des appels. Des propositions de rendez-vous. Des courriers vous expliquant qu’il faut « sécuriser » ou « optimiser » cet héritage.
Soyez très prudent. La plupart de ces sollicitations visent à vous vendre des produits maison, souvent coûteux, parfois inadaptés. Votre banquier n’est pas neutre. Il a des objectifs commerciaux. Il peut être de bon conseil, mais il peut aussi vous orienter vers ce qui l’arrange, pas vers ce qui vous convient.
Vous n’êtes pas obligé de répondre immédiatement. Vous pouvez prendre rendez-vous dans trois mois, six mois. Et surtout : avant de signer quoi que ce soit, prenez un second avis auprès d’un conseiller indépendant.
Erreur n°2 : Vouloir tout garder par attachement affectif
L’attachement à la maison familiale, aux bijoux, aux objets, c’est légitime. Mais attention à ne pas confondre valeur affective et décision patrimoniale rationnelle.
Garder la résidence secondaire de vos parents parce que « c’est celle de notre enfance » peut être une belle décision. Mais si cette maison vous coûte 5 000 € de charges par an, que personne n’y va jamais, et qu’elle se dégrade lentement, c’est une mauvaise décision patrimoniale. Vous pouvez honorer la mémoire autrement qu’en conservant un bien qui devient un fardeau.
L’équilibre à trouver est personnel. Mais posez-vous honnêtement la question : est-ce que je garde ce bien parce que je veux vraiment l’utiliser, ou juste parce que je ne veux pas « trahir » la mémoire ?
Erreur n°3 : Ne rien faire pendant des années
À l’inverse, certains héritiers restent paralysés. Ils ne vendent rien, n’arbitrent rien, ne structurent rien. Les comptes restent ouverts chez trois banques différentes. L’indivision perdure pendant dix ans. Les placements dorment, non optimisés.
Cette inaction a un coût. Un coût financier d’abord (frais bancaires inutiles, placements peu performants, fiscalité non optimisée). Mais aussi un coût psychologique : ce patrimoine non structuré devient une source d’anxiété permanente.
Vous avez le droit de prendre votre temps pour les grandes décisions. Mais ne restez pas indéfiniment dans le flou. Les trois premiers mois servent à comprendre. Les six mois suivants servent à structurer. Au bout d’un an, vous devriez avoir une vision claire et une stratégie définie, même si toutes les décisions ne sont pas encore prises.
Gestion de fortune : à partir de quel montant, et pourquoi ?
Le seuil psychologique vs le seuil réel
Beaucoup de gens pensent que la gestion de fortune est réservée aux « très riches ». Qu’il faut au moins 5 millions d’euros pour mériter l’attention d’un gestionnaire de patrimoine sérieux.
C’est faux.
Un accompagnement patrimonial de qualité devient pertinent à partir du moment où vous avez besoin de clarté et de cohérence, indépendamment du montant. En pratique, cela commence souvent autour de 250 000 à 500 000 €, parce qu’en dessous, les enjeux sont généralement assez simples pour être gérés seul ou avec un notaire.
Mais ce n’est pas une règle absolue. Si vous avez hérité de 300 000 € dans une situation complexe (plusieurs biens immobiliers, indivision, placements éparpillés dans cinq banques), vous avez probablement plus besoin d’aide qu’une personne qui a hérité de 800 000 € sur un seul compte bien structuré.
Le vrai critère, ce n’est pas le montant. C’est votre besoin de vision consolidée, de stratégie claire, et de sérénité d’esprit.
Ce qu’un bon gestionnaire de patrimoine indépendant devrait vous apporter
Si vous décidez de vous faire accompagner, voici ce que vous devriez attendre d’un conseiller en gestion de patrimoine digne de ce nom :
Un bilan patrimonial complet et lisible. Pas un inventaire à la Prévert. Une vision consolidée de votre situation (patrimoine hérité + patrimoine personnel), avec une synthèse claire : où en êtes-vous, quels sont vos objectifs, quelles sont les priorités.
Une stratégie personnalisée. Pas un catalogue de produits. Une vraie réflexion sur votre situation : quelle allocation entre immobilier et financier, entre sécurité et performance, entre liquidité et long terme. Quelle fiscalité optimiser. Quelle transmission anticiper.
Un accompagnement dans la durée. Pas un rendez-vous unique où on vous vend trois produits puis on disparaît. Un suivi régulier (au moins annuel), des reportings clairs, une disponibilité quand vous avez des questions.
De l’indépendance. Cela signifie : aucun produit maison à vendre, aucune rétrocommission cachée, une rémunération transparente (généralement des honoraires ou un pourcentage sur les actifs sous gestion). Vous payez pour le conseil, pas pour acheter des produits.
Chez Strateo Capital, c’est cette approche que nous défendons : clarté, cohérence, indépendance. Nous n’avons aucun produit à vendre. Nous sommes payés pour vous conseiller au mieux de vos intérêts, pas pour placer votre argent dans des solutions qui nous arrangent.
Vous avez le temps, utilisez-le bien
Hériter d’un patrimoine, ce n’est pas gagner à la loterie. C’est recevoir une responsabilité. Une responsabilité que vous n’avez pas choisie, que vous n’avez peut-être pas anticipée, mais qui est désormais la vôtre.
Cette responsabilité mérite du temps. Du soin. De la réflexion. Vous n’êtes pas obligé de tout décider dans les deux semaines. Vous n’êtes pas obligé de suivre les conseils du premier banquier venu. Vous n’êtes pas obligé d’être un expert pour bien gérer cet héritage.
Ce dont vous avez besoin, c’est de clarté. Clarté sur ce que vous avez. Clarté sur vos options. Clarté sur les décisions qui sont urgentes et celles qui peuvent attendre. Et parfois, clarté sur le fait que vous avez besoin d’aide, et que c’est normal.
Les 90 premiers jours ne sont pas là pour tout régler. Ils sont là pour poser les bases. Pour sortir de la sidération. Pour commencer à vous projeter. Tout ce qui vient après se construit plus sereinement si ces premiers mois sont bien utilisés.
Vous venez d’hériter. Prenez le temps de respirer. Puis prenez le temps de comprendre. Puis, seulement, prenez vos décisions.
Et si vous avez besoin d’aide pour y voir clair, nous sommes là.
Strateo Capital, Conseil en gestion de patrimoine indépendant à Paris. Bilan patrimonial pour héritiers, sans engagement. Prenez rendez-vous.